La mérule : Informations et traitement

La mérule est un champignons lignivores aussi appelé champignon des maisons qui est responsable de la dégradation du bois dans les maisons, mais qui peut aussi être nocif pour la santé. Voici comment la traiter.

Tout savoir sur la mérule

Il y a constamment cinq à dix spores de mérule par mètre cube d’air et beaucoup plus en période de fructification. Vous en transportez quotidiennement sur vos vêtements, vos cheveux, … Il suffit d’une petite parcelle de bois humide réunissant toutes les conditions idéales pour que le spore germe et vous voilà avec un bâtiment contaminé par la mérule.

Les filaments (hyphes) et rhizomorphes de la mérule pénètrent profondément dans la maçonnerie et les fissures du béton à la recherche de toutes sortes d’essences de bois.

Même après élimination ou réparation de la source d’humidité qui a provoqué l’apparition du champignon, la mérule semble sèche en surface mais survit à l’intérieur des maçonneries en puisant l’eau résiduelle ou en allant la chercher plus loin.

La mérule a la capacité de ralentir sa croissance ou de passer en léthargie pendant de très longues périodes.

De teinte grisâtre à l’origine, la mérule acquiert la forme d’un coussin brun-rouille lors de la production des spores. Pour information, un sporophore (carpophore) d’un mètre de diamètre, peut dégager 5 millions de spores à la minute pendant une longue période.

Toutes ces particularités rendent le traitement fongicide délicat. Dès lors, il est plus sage de le confier à des opérateurs expérimentés.

Les effets de la mérule sur la santé

Non content de causer des dégâts matériels dans le bâtiment, la mérule peut s’en prendre également à la santé de ses occupants. Le danger, c’est qu’une pièce d’une habitation peut avoir été contaminée de manière invisible du fait de la circulation de spores du champignon dans l’atmosphère. Sachant que la mérule coexiste souvent avec d’autres espèces de champignons microscopiques que sont les moisissures.

Les spores fongiques sont d’importants allergènes aériens pouvant être à l’origine des pathologies allergiques les plus diverses, telles que bronchites allergiques, rhinites, asthme, alvéolites et autres. Surtout chez les enfants en bas âge et chez les personnes plus âgées.

La mérule peux produire plus de 1,000 spores par m3 d’air dans nos maisons. Sachant qu’en moyenne nous aspirons chaque jour 15,000 litres d’air, soit 625 litres par heure. Si une personne reste 24h dans un logement fortement contaminé par la mérule, on vous laisse imaginer le reste…

Première mesure à prendre dès l’apparition de la mérule, du coniophora ou autre champignon lignivore:

La première chose à faire est de neutraliser les conditions de développement du champignon: stopper l’infiltration ou la fuite d’eau au plus vite, aérer au maximum la zone contaminée par le démontage des faux plafonds, l’enlèvement des recouvrements de sols et si possible le décapage du plafonnage.

Le traitement de la mérule ou autre champignon lignivore

La préparation consiste à éliminer les bois atteints et à dégager les bois à traiter.

Le traitement des sols et des murs consiste à dégager les maçonneries pour la recherche de mycélium, à passer les maçonneries à la flamme (seulement si tous les bois sont enlevés, sinon risque d’incendie), puis à stériliser au fongicide par:

  • Décapage des enduits muraux et contrôle visuel de traces de mycélium au tour de la zone
  • Forage de trous en quinconce avec un écart de 20 à 25 centimètres entre chaque trou
  • Pulvérisation et badigeonnage de fongicide sur la zone à stériliser
  • Injections et remplissage de chaque trou au fongicide afin d’obtenir un traitement en profondeur
  • Le traitement des bois se pratique seulement sur les bois secs et sains.

Les bois (quelle que soit l’essence) situés dans les zones contaminées, doivent irrévocablement êtres remplacés par des bois traités en autoclave. Les linteaux de portes et de fenêtres seront remplacés par des linteaux en béton.

La mérule pleureuse est le plus répandu des champignons lignivores dans les bâtiments, surtout à cause de la mauvaise connaissance du bois et de l’absence de contrôle visuel régulier des immeubles.

Le principal risque entre maisons mitoyennes est que la mérule peut traverser les murs d’un bâtiment à l’autre et donc infecter une habitation saine depuis la cave du voisin.